Encore peu connu, le métier de traducteur sourd nous est apparu comme étant prometteur et terriblement excitant !
Encore à l'aube de sa carrière, ce secteur promet à ses pionniers une belle et riche aventure.
Lorsque tout reste à faire et qu'on s'abandonne à imaginer quel sera l'avenir, quelle sensation vertigineuse !
Encore à l'aube de sa carrière, ce secteur promet à ses pionniers une belle et riche aventure.
Lorsque tout reste à faire et qu'on s'abandonne à imaginer quel sera l'avenir, quelle sensation vertigineuse !
Olivier CALCADA et Sophie SCHEIDT sont deux traducteurs sourds pour Websourd.org, qui nous racontent leur quotidien et nous font partager leur ressenti concernant leur profession.
Une journée bien chargée, au cours de laquelle, ils traduisent des actualités brèves et se partagent la tâche entre celui qui traduit et celui qui coordonnera techniquement l'enregistrement. En plus de cette activité, davantage réservée à la matinée, ils exécutent d'autres traductions pour le compte d' administrations ou sites web, souhaitant diffuser une version simultanée en langue des signes.
Olivier et Sophie nous confient qu'ils désirent vivement que ce métier se développe et ont conscience d'être les premiers et des difficultés que cela comporte. Actuellement, il n'y a qu'une seule formation continue disponible en France, qui a lieu à Toulouse.
Le statut de traducteur sourd n'est pas encore reconnu par l'état même si ce dernier a, enfin, pris conscience, qu'il existe. Il reste encore du chemin, certes, mais l'entreprise avance.
La traduction s'apparente pour eux, beaucoup à l'interprétation. Effectivement, le traducteur sourd officie devant une caméra, et doit retenir l'intégralité de son texte en tentant de réussir la prise en une seule fois. Revenir sur une phrase plus ou moins bien traduite est bien plus fastidieux car la traduction sous forme de vidéo forme un tout et oblige alors à refaire la prise.
Nos amis de Websourd nous confient également, que de part leur métier, ils continuent d'apprendre de nouveaux mots en français et donc d'enrichir leur vocabulaire. Le plus surprenant est lorsque qu'ils nous expliquent être confrontés à des mots sans équivalence dans la langue des signes. D'où le besoin de développer, à ce moment là, leur langue et de diffuser de nouveaux signes sur toute la France. Difficulté qu'ils rencontrent lorsqu'ils traitent de thèmes comportant des vocabulaires spécifiques ou bien encore pour les noms propres ( pays, villes, personnes célèbres ou politiques). Il faut alors choisir un signe pour définir le nom, ce qui n'est pas chose aisée, car il est loin d'être évident de mettre tout le monde d'accord.
Enfin, une information capitale : 80% des sourds sont illettrés.
Ainsi ce nouveau métier donne enfin l'accès, à certains, à l'information. Une profession encore méconnue, qui donne à Olivier et Sophie, une charge de travail importante car devant se confronter à tous les domaines pour traiter l'information ( culture, sport, politique,...).
Une autre facette de notre activité, pour laquelle nous voyons un avenir radieux. Effectivement, que souhaiter d'autre à ces gens qui aident à partager, à communiquer et à sortir de l'isolement.
(Source: Websourd.org)
Agence de traduction Traduki
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire