mercredi 29 octobre 2008

Une traduction, un traducteur, un texte.

Le traducteur :

Mohammad Ghows Zalmay journaliste de télévision, célèbre dans les années 80, fut également animateur de "talk-show" mais aussi attaché culturel d'une ambassade d'Afghanistan.
Exilé aux Pays-Bas pendant plusieurs années, le gouvernement d’Hamid Karzai, l'invita à revenir dans son pays et à faire partie de la télévision publique.
Enfin, ce dernier était devenu porte-parole du bureau du procureur à Kaboul.

La traduction :

Aidé par le mollah Qari Mushtaq, il publia une traduction du Coran, en 2007, en langue dari (persan,langue officielle avec le pachtou).
Il fit alors imprimer 6000 exemplaires.
Cette parution provoqua une véritable tempête politique car ne contenant pas les deux versions, c'est à dire celle traduite et l'originale en arabe. Une obligation imposée par le droit islamique.
De plus, d'après les autorités religieuses d'Afghanistan, cette traduction était issue de mauvaises interprétations du texte sacré, destinées à diviser les musulmans. On parla même, alors, de conspiration.

Un dénouement :

Interdit de quitter le territoire suite à la décision d'une commission religieuse, il fut arrêté par la suite, en ayant tenté, selon la police, de fuir au Pakistan.
Le 11 septembre dernier, un tribunal de Kaboul a condamné à vingt ans de prison Mohammad Ghows Zalmay et le mollah Qari Mushtaq. Quant à leur imprimeur, il s’est vu infliger une peine de cinq ans avec sursis.

L’avocat de la défense a annoncé qu’il allait faire appel.

Agence de traduction Traduki


jeudi 9 octobre 2008

Traducteur publicitaire : un professionnel de la "com"


Une place bien plus importante, au sein de l'entreprise, est donnée aux traducteurs depuis ces dernières années. Effectivement, la tâche s'est complexifiée grâce à la traduction publicitaire.

Une communication marketing doit s'adapter au contexte socio-culturel. La traduction requiert alors une grande sensibilité pour s'adapter à des cibles localisées.
L'enjeu est de taille : amélioration de l'image de marque, augmentation des ventes.
Ainsi, l'on consulte le traducteur de plus en plus en amont, dès la conception de la communication du produit. Il participe à l'élaboration du message publicitaire.
Son travail de traduction consiste en la traduction scripturale de l'accroche publicitaire mais également à aménager l'annonce ( métaphores, sensibilité culturelles différentes, jeux de mots, appréciation des éléments iconographiques,...).
Son cahier des charges : conserver le concept commercial tout en l'adaptant aux populations ciblées.
Le traducteur devient alors un professionnel de la communication.
Cette évolution se remarque en examinant les formations pour le métier de traducteur que l'on dispense de nos jours. Le bagage de compétence enseigné, comprend la communication publicitaire et marketing.

Enfin, placer le traducteur en amont du processus de communication, permet à l'entreprise de capitaliser sur les campagnes à venir, ce dernier disposant des connaissances nécessaires concernant les concepts commerciaux de la société.

Agence de traduction Traduki


mercredi 1 octobre 2008

Une collaboration entre un opérateur téléphonique et le portail internet des sourds et des malentendants.

Une édition accessible sur téléphones portables SFR a été conçue à partir de dépêches provenant de l'AFP.

En février 2008 sort une version repensée et relookée de ce service avec en prime un accès, à l'information, plus rapide. Les vidéos, en langue des signes, sont accompagnées d'une brève et d'un horodatage.

Chemin d'accès : portail Vodafone Live, rubrique SFR et moi puis SFR citoyen puis info en LSF.
(source : websourd.org)

Agence de traduction Traduki

Traducteur sourd, un métier au potentiel énorme !

Encore peu connu, le métier de traducteur sourd nous est apparu comme étant prometteur et terriblement excitant !
Encore à l'aube de sa carrière, ce secteur promet à ses pionniers une belle et riche aventure.
Lorsque tout reste à faire et qu'on s'abandonne à imaginer quel sera l'avenir, quelle sensation vertigineuse !

Olivier CALCADA et Sophie SCHEIDT sont deux traducteurs sourds pour Websourd.org, qui nous racontent leur quotidien et nous font partager leur ressenti concernant leur profession.
Une journée bien chargée, au cours de laquelle, ils traduisent des actualités brèves et se partagent la tâche entre celui qui traduit et celui qui coordonnera techniquement l'enregistrement. En plus de cette activité, davantage réservée à la matinée, ils exécutent d'autres traductions pour le compte d' administrations ou sites web, souhaitant diffuser une version simultanée en langue des signes.
Olivier et Sophie nous confient qu'ils désirent vivement que ce métier se développe et ont conscience d'être les premiers et des difficultés que cela comporte. Actuellement, il n'y a qu'une seule formation continue disponible en France, qui a lieu à Toulouse.
Le statut de traducteur sourd n'est pas encore reconnu par l'état même si ce dernier a, enfin, pris conscience, qu'il existe. Il reste encore du chemin, certes, mais l'entreprise avance.
La traduction s'apparente pour eux, beaucoup à l'interprétation. Effectivement, le traducteur sourd officie devant une caméra, et doit retenir l'intégralité de son texte en tentant de réussir la prise en une seule fois. Revenir sur une phrase plus ou moins bien traduite est bien plus fastidieux car la traduction sous forme de vidéo forme un tout et oblige alors à refaire la prise.
Nos amis de Websourd nous confient également, que de part leur métier, ils continuent d'apprendre de nouveaux mots en français et donc d'enrichir leur vocabulaire. Le plus surprenant est lorsque qu'ils nous expliquent être confrontés à des mots sans équivalence dans la langue des signes. D'où le besoin de développer, à ce moment là, leur langue et de diffuser de nouveaux signes sur toute la France. Difficulté qu'ils rencontrent lorsqu'ils traitent de thèmes comportant des vocabulaires spécifiques ou bien encore pour les noms propres ( pays, villes, personnes célèbres ou politiques). Il faut alors choisir un signe pour définir le nom, ce qui n'est pas chose aisée, car il est loin d'être évident de mettre tout le monde d'accord.

Enfin, une information capitale : 80% des sourds sont illettrés.
Ainsi ce nouveau métier donne enfin l'accès, à certains, à l'information. Une profession encore méconnue, qui donne à Olivier et Sophie, une charge de travail importante car devant se confronter à tous les domaines pour traiter l'information ( culture, sport, politique,...).
Une autre facette de notre activité, pour laquelle nous voyons un avenir radieux. Effectivement, que souhaiter d'autre à ces gens qui aident à partager, à communiquer et à sortir de l'isolement.
(Source: Websourd.org)

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